ETF : le guide complet pour comprendre, sélectionner et acheter ses fonds indiciels

Trackers, fonds indiciels cotés, ETF Monde, code ISIN, DICI... Derrière ce vocabulaire un peu rébarbatif se cache un placement en Bourse que de plus en plus de particuliers utilisent. Voici un mini-guide pratique pour comprendre ce qu'est un ETF, apprendre à le choisir et savoir concrètement où et comment l'acheter.

Pourquoi les ETF intéressent de plus en plus de particuliers

Longtemps réservés aux professionnels et aux investisseurs institutionnels, les fonds indiciels cotés - les fameux ETF - sont en train de sortir de la confidentialité. Les chiffres le montrent : en 2020, près de 1,4 million de particuliers ont passé au moins un ordre d'achat ou de vente sur des actions en France, et le nombre d'investisseurs particuliers actifs sur les ETF a atteint 233 000, soit une hausse de 33 % sur un an et de 63 % en deux ans.

Ce qui attire ? Principalement les frais. Sur les ETF d'actions, le niveau moyen de frais annuels a été mesuré à 0,36 %, contre 1,95 % en moyenne pour les fonds d'actions gérés activement (et même 2,31 % pour les fonds d'actions européennes, 2,19 % pour les fonds d'actions françaises). Autrement dit, à univers d'investissement comparable, l'écart de coût est d'environ un facteur cinq.

Et ce n'est pas anecdotique, parce qu'un fonds délivre, en moyenne et mécaniquement, la performance de son marché de référence moins ses frais. Le mouvement est mondial : en Europe, l'encours des ETF est passé d'un peu moins de 200 milliards de dollars en 2009 à plus de 1 000 milliards en 2021, et leur part dans la gestion de fonds est passée de 5 % en 2015 à environ 9 %.

Cela ne veut pas dire qu'un ETF soit un placement sans risque, ni qu'il convienne à tout le monde : nous y reviendrons longuement. Mais c'est un outil qu'il vaut la peine de comprendre avant de décider si oui ou non il a sa place dans votre épargne.

Qu'est-ce qu'un ETF, ou fonds indiciel coté ?

Schéma expliquant ce qu'est un ETF : un indice boursier répliqué mécaniquement dans un panier (l'ETF), coté et échangé en Bourse comme une action, avec comparaison des frais de gestion passive et active. © Infinance IA

Un ETF (pour Exchange Traded Fund), aussi appelé tracker ou fonds indiciel coté, est d'abord... un fonds. C'est-à-dire un panier de valeurs que vous achetez d'un seul geste, ce qui vous évite de sélectionner vous-même des dizaines d'actions une par une.

Sa particularité tient à deux choses. Premièrement, il ne fait aucun choix : il réplique précisément et mécaniquement un indice boursier, le CAC 40 par exemple. Un tracker CAC 40 ne se demande pas s'il vaut mieux détenir une banque plutôt qu'une autre : il détient chaque société au poids exact qu'elle occupe dans l'indice. Deuxièmement, il est coté en Bourse, ce qui signifie qu'il s'achète et se vend comme une action, en séance, depuis n'importe quelle banque ou courtier.

Cette gestion dite "passive" - on suit le marché au lieu d'essayer de le devancer - est ce qui permet des frais très bas, souvent situés entre 0,1 % et 0,45 % par an selon les produits. C'est aussi ce qui explique que peu d'intermédiaires en fassent la promotion : un distributeur ne perçoit pas de rétrocommission sur un ETF, contrairement à un fonds classique.

Nota Bene : un ETF n'est pas plus risqué qu'un fonds classique investi sur le même marché, techniquement il s'agit de la même enveloppe juridique. Ce qui détermine le risque, c'est ce que le fonds contient. Les principaux émetteurs européens sont d'ailleurs, pour beaucoup, des filiales de grands groupes bancaires ou de grandes sociétés de gestion.

L'exemple des ETF Monde : le plus large et le plus diversifié possible

Quand on débute, la logique la plus simple consiste à retenir un ETF qui suit un indice le plus large possible, donc le plus diversifié possible. Les trackers répliquant l'indice MSCI World, c'est-à-dire les grandes places boursières du monde développé, entrent dans cette catégorie : avec une seule ligne, vous détenez une fraction d'environ 1 600 entreprises réparties dans 23 pays.

La répartition de cet indice mérite d'être connue avant d'acheter : environ 55 % d'entreprises américaines, 25 % d'entreprises européennes, et à peine 3 % d'entreprises françaises. C'est précisément l'intérêt de la démarche, car beaucoup d'épargnants français raisonnent en regardant le CAC 40, qui ne compte que 40 sociétés quand la Bourse de Paris en accueille plus de 500 et que le monde compte plus de 50 000 sociétés cotées.

Deux limites à garder en tête. Cet indice ne comprend pas les pays émergents, qui représentent pourtant plus du tiers du produit national brut mondial. Et sa répartition géographique est calculée selon le poids des Bourses, pas selon celui des économies : les États-Unis y pèsent plus de 50 % alors qu'ils représentent environ 25 % du PNB mondial. Certains épargnants avertis complètent donc avec d'autres trackers, mais c'est déjà une étape suivante.

Un point rassurant pour débuter : de nombreux gestionnaires d'actifs proposent des ETF Monde, et l'écart entre deux d'entre eux est bien moins important que l'écart entre un ETF et un fonds classique. Autrement dit, mieux vaut ne pas se paralyser sur le choix du "meilleur".

Premier critère de sélection : l'encours sous gestion

Sélectionner un ETF de façon fine demande une réelle expertise. Pour un premier achat, on peut heureusement se simplifier la vie en s'appuyant sur deux critères objectifs et faciles à vérifier. Le premier est l'encours sous gestion, c'est-à-dire le montant total d'argent confié au fonds par l'ensemble de ses porteurs.

Pourquoi cela compte ? Parce qu'un encours faible signifie que le gestionnaire peut décider de fermer le fonds, faute de rentabilité. Ce n'est pas dramatique - vous ne perdez pas votre argent - mais ce n'est pas pratique du tout : il faut alors récupérer les sommes et repartir sur un autre support, avec les démarches et parfois les conséquences fiscales que cela implique.

Un seuil de bon sens consiste à écarter les ETF dont l'encours est inférieur à 50 millions d'euros. Le repère est arbitraire, assumons-le, mais il joue son rôle de filtre. À titre de comparaison, les trackers Monde les plus diffusés affichaient début 2021 des encours de plusieurs centaines de millions, voire de plusieurs milliards d'euros.

Où trouver cette information ? Dans la fiche produit publiée par le gestionnaire et dans les documents réglementaires du fonds, généralement accessibles depuis le site de votre banque ou de votre courtier, à la page de l'ETF concerné.

Deuxième critère : le niveau des frais annuels

Le second critère, c'est le coût. Les frais de gestion annuels d'un ETF sont prélevés directement dans le fonds : vous ne recevez aucune facture, aucun prélèvement n'apparaît sur votre relevé, mais vous les payez bel et bien, puisqu'ils viennent en déduction de la performance affichée.

Repère simple pour un ETF Monde destiné à un premier portefeuille : les frais ne devraient pas dépasser 0,5 % par an. En pratique, les trackers Monde éligibles au PEA se situent souvent autour de 0,3 % à 0,45 % par an. C'est très en dessous d'un fonds actions classique, dont les frais tournent autour de 2 % par an, mais c'est plutôt cher dans l'univers des ETF : un épargnant expérimenté qui assemble plusieurs trackers arrive assez facilement à faire passer le coût global de son portefeuille sous 0,2 % par an.

Pourquoi s'attarder sur quelques dixièmes de pourcent ? À cause des intérêts composés. Un gain qui produit lui-même un gain, année après année, transforme un petit écart annuel en différence considérable au bout de quinze ou vingt ans. C'est le seul paramètre de votre placement que vous maîtrisez à l'avance, contrairement à la performance des marchés.

Nota Bene : les frais du fonds ne sont pas les seuls. Selon l'enveloppe et l'établissement retenus, s'ajoutent des frais de courtage à chaque ordre, d'éventuels droits de garde, et, dans le cas de l'assurance vie, des frais de gestion annuels sur les unités de compte. Faites le total avant de vous décider.

Où acheter ses ETF : PEA et compte-titres ordinaire

Un ETF ne s'achète pas dans le vide : il vous faut une "enveloppe", c'est-à-dire un compte pour le loger. Deux enveloppes permettent d'acheter des ETF exactement comme des actions.

Le compte-titres ordinaire (CTO) est le compte de Bourse classique, ouvert chez une banque ou un courtier. Aucun plafond, aucune restriction géographique, tous les ETF y sont accessibles. En contrepartie, la fiscalité est celle du prélèvement forfaitaire unique, souvent appelé flat tax : 30 % au total, soit 12,8 % d'impôt et 17,2 % de prélèvements sociaux. Vous pouvez aussi opter pour le barème progressif de l'impôt sur le revenu, ce qui peut se révéler intéressant si vous êtes faiblement imposé.

Le PEA (Plan d'Épargne en Actions) est un compte-titres à la fiscalité plus douce : au bout de cinq ans, les plus-values et dividendes échappent à l'impôt sur le revenu, les prélèvements sociaux restant dus. Le délai de cinq ans court à partir de la date d'ouverture du plan, pas de la date d'achat des titres : ouvrir tôt, même avec une petite somme, permet donc de "prendre date". Les dépôts sont plafonnés à 150 000 €, mais l'encours peut dépasser ce montant grâce aux plus-values. On ne peut détenir qu'un seul PEA par adulte fiscalement indépendant, en revanche il est transférable d'un établissement à un autre.

Attention à un point décisif : un retrait avant cinq ans entraîne la clôture du plan. Le PEA est en principe réservé aux actions européennes, mais certains ETF investis hors d'Europe sont construits pour y être éligibles, ce qui permet de diversifier mondialement dans une enveloppe fiscalement attractive.

Dernière possibilité : les meilleures assurances vie proposent désormais des ETF parmi leurs unités de compte. Le rendement final sera vraisemblablement inférieur à celui obtenu dans un PEA, puisque des frais de gestion annuels s'ajoutent (environ 1 % pour les contrats classiques, autour de 0,5 % à 0,6 % pour les meilleurs contrats en ligne). En échange, vous n'avez pas d'ordre de Bourse à passer, ce qui est objectivement plus simple.

Identifier le bon ETF : le nom et le code ISIN

Vient le moment de retrouver le produit dans l'interface de votre banque ou de votre courtier. Deux clés pour cela : le nom commercial et le code ISIN.

Le nom commercial est en général construit de la même façon : le nom du gestionnaire, suivi de l'indice suivi, parfois complété d'une mention d'éligibilité. Le code ISIN, lui, est l'identifiant unique et officiel du fonds, une suite de lettres et de chiffres. C'est le seul repère totalement fiable, car un même gestionnaire peut proposer plusieurs versions très proches d'un même tracker, avec des encours et des frais différents.

Voici trois exemples réels, cités uniquement à titre d'illustration pédagogique et sans aucune recommandation, avec des données constatées début 2021 (elles ont pu évoluer depuis) :
Amundi MSCI World, code ISIN LU1681043599, éligible au PEA : encours d'environ 1 300 millions d'euros et frais de 0,38 % par an.Lyxor MSCI World PEA, code ISIN FR0011869353, éligible au PEA : encours d'environ 65 millions d'euros et frais de 0,45 % par an. Ses frais sont supérieurs au précédent, mais la valeur de sa part est nettement plus faible, ce qui peut faciliter la gestion de petits versements.Lyxor MSCI World, code ISIN FR0010315770, disponible en assurance vie : encours d'environ 4,4 milliards d'euros et frais de 0,3 % par an.
Ces trois lignes montrent bien la méthode : on lit l'indice suivi, on vérifie l'encours, on regarde les frais, on contrôle l'enveloppe dans laquelle le produit est accessible. Copiez ensuite le code ISIN tel quel dans le moteur de recherche de votre compte : c'est la façon la plus sûre de ne pas se tromper de fonds.

Apprendre à passer un ordre de Bourse

Sur un PEA comme sur un CTO, les ETF s'achètent et se vendent comme des actions. Si vous n'avez jamais acheté ni vendu d'actions, il y a donc un petit apprentissage à faire. Ce n'est pas insurmontable, loin de là, mais il faut s'y mettre une bonne fois : c'est l'étape qui bloque le plus souvent les épargnants.

Le déroulé est toujours le même. Vous alimentez d'abord votre compte par virement. Vous recherchez ensuite l'ETF avec son code ISIN, vous ouvrez la fiche du titre, vous choisissez le sens de l'opération (achat), vous indiquez le nombre de parts souhaité, vous validez et vous suivez l'exécution dans votre carnet d'ordres. Chaque passage d'ordre entraîne des frais de courtage, dont le montant varie beaucoup d'un établissement à l'autre : autant le vérifier avant, surtout si vous investissez de petites sommes chaque mois.

C'est là que la valeur d'une part prend son importance. Comme vous achetez un nombre entier de parts, un ETF dont la part coûte quelques dizaines d'euros se prête mieux à des versements réguliers modestes qu'un ETF dont la part vaut plusieurs centaines d'euros. Deux trackers suivant le même indice peuvent différer sur ce seul point.

Si cette mécanique vous rebute vraiment, l'assurance vie constitue une porte d'entrée alternative : on y investit dans un ETF comme dans n'importe quelle unité de compte, sans ordre de Bourse à passer, en échange de frais de gestion annuels supplémentaires. Se simplifier la vie a un coût, mais un plan que l'on tient vaut mieux qu'un plan parfait que l'on n'applique jamais.

Les risques à connaître avant d'investir

Il faut le dire nettement : investir en actions et en fonds, ETF compris, présente des risques, et vous pouvez perdre une partie de votre capital. Personne ne peut vous garantir un rendement.

Le premier risque est celui de la baisse des marchés, et elle peut être brutale. En 2008, la crise des subprimes a fait reculer la Bourse américaine de près de 50 % en moins de deux ans, et il a fallu trois ans pour revenir au point de départ. En 2000, l'éclatement de la bulle des valeurs technologiques a produit une baisse comparable, sur deux ans et demi, avec quatre ans pour effacer la perte. Sur les Bourses mondiales, depuis fin 1969, une baisse annuelle de l'ordre de 15 % s'est produite environ une année sur dix.

La durée de détention change beaucoup la donne. En calculant sur les actions américaines, pour lesquelles on dispose de séries longues, la probabilité de perdre de l'argent en pouvoir d'achat est d'environ 32 % sur un an, tombe à 6 % sur quinze ans et devient très faible au-delà de vingt ans. Ce n'est pas une garantie pour l'avenir - le passé ne se répète pas à l'identique - mais cela indique que l'horizon de placement est le paramètre central. Autre point important : les krachs surviennent souvent pendant les crises économiques, c'est-à-dire au moment où l'on peut justement avoir besoin de son argent.

Enfin, le risque dépend surtout du contenu du tracker. Un ETF investi en actions mondiales est bien moins risqué qu'un ETF investi dans de petites entreprises d'un seul pays. D'où l'intérêt, pour débuter, de rester sur des ETF classiques, aux encours significatifs, suivant des indices reconnus. Et de ne consacrer aux actions qu'une part de votre épargne compatible avec votre tolérance aux pertes : tant qu'on n'a pas traversé une baisse de 30 %, on ignore comment on réagira. Mieux vaut donc augmenter la part actions très progressivement.

Le DICI : le document à lire avant d'acheter

Schéma expliquant le DICI : document clé listant objectif, indice suivi, profil de risque et frais d'un ETF, avec comparaison de deux fonds et renvois vers les conditions générales du PEA/assurance vie et le site de l'AMF. © Infinance IA

Il existe un document officiel, standardisé, gratuit et disponible pour chaque fonds et chaque tracker : le DICI, ou Document d'Information Clé pour l'Investisseur. C'est le réflexe à prendre avant tout achat, et c'est aussi la seule façon fiable de connaître les frais réels d'un fonds, y compris ceux que vous détenez déjà par ailleurs.

On y trouve l'essentiel : l'objectif et la politique d'investissement du fonds, l'indice suivi, le profil de risque, les frais annuels et les performances passées. Comparer deux ETF Monde devient alors une affaire de quelques minutes, DICI côte à côte.

Pour aller plus loin, deux autres lectures sont utiles. Les conditions générales de votre enveloppe d'investissement, PEA ou assurance vie, qui détaillent les frais de l'établissement, les conditions de retrait, les supports accessibles. Et le site de l'Autorité des marchés financiers, notamment sa rubrique Épargne Info Service, qui explique les mécanismes et alerte sur les pratiques douteuses.

Nota Bene : faites l'exercice sur votre épargne actuelle. Ressortez vos contrats et vos relevés de performance, cherchez les frais de garde, les frais de gestion de l'enveloppe et les frais des fonds eux-mêmes. Ces derniers, souvent voisins de 2 % par an sur les fonds actions classiques, sont peu mis en avant, au motif que la performance affichée est nette de frais. C'est exact... mais vous les payez tout de même.

Performances passées : ce qu'elles disent, et surtout ce qu'elles ne disent pas

Un chiffre de performance passée est une information, pas une promesse. La règle est constante et vaut pour tous les placements en Bourse : les performances passées ne préjugent pas des performances futures.

La performance passée sert surtout à vérifier une chose précise sur un ETF : sa qualité de réplication, c'est-à-dire sa capacité à coller à l'indice qu'il suit. Un exemple concret, mesuré début 2021 sur cinq ans : deux trackers Monde affichaient respectivement 10,8 % et 10,66 % par an. L'écart est minuscule, il traduit simplement une réplication légèrement plus fine chez l'un que chez l'autre, et non un talent de gestion. Un écart persistant et important par rapport à l'indice serait, en revanche, un signal à examiner.

Ce qu'il faut fuir, c'est le raisonnement inverse : choisir un fonds parce qu'il a bien performé ces cinq dernières années. Les études sur le sujet sont convergentes, il n'est pas possible d'identifier à l'avance les gérants gagnants. Sur dix ans, la très grande majorité des fonds actifs domiciliés en Europe et investis dans le monde ont fait moins bien que leur indice de référence. Et le facteur qui prédit le mieux la performance future d'un fonds n'est ni sa notoriété ni son historique récent : c'est le niveau de ses frais.

Autre travers classique, celui de vouloir attendre "le bon moment" ou une correction pour entrer. Statistiquement, cette attente s'est traduite par un manque à gagner significatif, quel que soit le niveau des marchés. La démarche rationnelle consiste plutôt à investir régulièrement la même somme, ce qui lisse le prix d'achat sur des périodes longues.

Se lancer avec méthode : la marche à suivre, et la décision qui reste la vôtre

Récapitulons la méthode, dans l'ordre. Un, faites le bilan de vos placements actuels, performance nette et frais compris, DICI en main. Deux, choisissez et ouvrez votre enveloppe, PEA et/ou compte-titres, en comparant les frais de courtage et de tenue de compte, et ouvrez-la tôt pour lancer le compteur fiscal, même avec une petite somme : certaines enveloppes s'ouvrent avec 50 €. Trois, définissez votre répartition cible entre actions et supports sans risque de perte en capital, en fonction de votre projet, de votre horizon et de votre tolérance aux baisses.

Quatre, sélectionnez votre ETF : un indice large et diversifié, un encours d'au moins 50 millions d'euros, des frais sous 0,5 % par an, une part dont le prix est compatible avec vos versements. Cinq, passez votre ordre avec le code ISIN. Six, tenez le cap avec des versements réguliers, et vérifiez une fois par an que votre répartition ne s'est pas éloignée de votre cible - si les actions ont beaucoup monté, orientez vos apports suivants vers l'autre poche, et inversement. Sur un PEA, souvenez-vous qu'un retrait avant cinq ans entraîne la clôture : le rééquilibrage se fait donc en orientant les nouveaux versements, pas en vendant.

Une fois la mécanique en place, cela demande très peu de temps chaque mois. Le vrai effort n'est pas technique, il est comportemental : accepter de ne pas bouger, de ne pas réagir aux titres de l'actualité financière, et de continuer à investir quand les marchés baissent.

Dernier mot, et il est important : rien de ce qui précède ne constitue un conseil en investissement. Aucun ETF, aucune enveloppe, aucun établissement n'est recommandé ici, et les exemples chiffrés servent uniquement à illustrer une méthode de lecture. À vous d'analyser en détail votre situation, vos objectifs et les supports envisagés, de lire les documents officiels, et, si l'enjeu est important, de vous faire accompagner par un professionnel dont vous connaissez le mode de rémunération. La décision, et le risque, restent les vôtres.